Chefs étoilés · Philippe Etchebest
Prix
Le col bleu-blanc-rouge de Meilleur ouvrier de France
En bref
Après Paris, Toulouse et un premier poste de chef à Saint-Émilion, Philippe Etchebest relève le défi lancé par un ami et décroche en 2000 le titre de Meilleur ouvrier de France.
- En 1988, il entre au Clos Longchamps à Paris comme demi-chef de partie et devient second environ un an plus tard[1].
- En 1995, il prend son premier poste de chef au Château Grand Barrail, à Saint-Émilion[1][2].
- En 1999, Gault&Millau le nomme Grand de demain[1][2].
- Il obtient le titre de Meilleur ouvrier de France en 2000, après un défi lancé par son ami Michel Portos[1][2][3].
Avant de briller, il faut apprendre. Philippe Etchebest fait ses stages chez de grands noms : Firmin Arrambide aux Pyrénées, Jean Bardet à Tours, Jacques Chibois au Gray d'Albion à Cannes[1].
Paris, l'accélérateur
En 1988, il monte à Paris. Il entre au Clos Longchamps comme demi-chef de partie, auprès de Jean-Marie Meulien. Un an plus tard environ, il est déjà second de cuisine. Et l'année suivante, la maison décroche sa deuxième étoile Michelin[1].
Fin 1992, il redescend vers le Sud-Ouest. À Toulouse, il rejoint Les Jardins de l'Opéra, aux côtés de Dominique Toulouzy. En 1993, il remporte le prix international Paul-Louis Meissonnier[1].
Ces années d'apprentissage ressemblent à un long entraînement. Chaque cuisine lui apprend un geste, une rigueur, une façon de mener une brigade. Le jeune chef enchaîne aussi les concours : en 1989, il remporte le concours Jeune Minervois, dont Joël Robuchon remet les prix lors de la demi-finale[1].
Premier poste de chef
En 1995 arrive le grand saut. Le Château Grand Barrail, à Saint-Émilion, lui confie ses cuisines. C'est son premier poste de chef. Il y reste environ cinq ans et y construit sa signature[1][2].
Le travail se voit. En 1999, Gault&Millau le nomme Grand de demain. La même année, le guide Champérard le repère comme jeune talent[1][2].
Le défi d'un ami
Reste un sommet que tous les cuisiniers regardent avec respect : le concours de Meilleur ouvrier de France. Les épreuves sont longues, exigeantes, et l'échec est fréquent. Philippe Etchebest s'y lance après un défi de son ami Michel Portos[1].
En 2000, il réussit. Le voilà Meilleur ouvrier de France, avec le célèbre col bleu-blanc-rouge. Gault&Millau inscrit cette date parmi les grandes étapes de sa carrière[2].
Ce titre compte beaucoup dans la suite de l'histoire. Quand la télévision viendra le chercher, il arrivera avec une légitimité solide. Le quotidien Blick rappelle d'ailleurs que le MOF de 2000 fait partie du socle de sa réputation[3].
Le rugbyman de Bordeaux est devenu un artisan reconnu par ses pairs. Il lui manque encore une chose : sa propre étoile. Elle ne va pas tarder[1].
Sources
Chaque fait de cette page provient de ces sources. Chaque numéro dans le texte renvoie à la source dont il est tiré.