Résumé de livre

The Restaurant Dream : 7 leçons pour votre restaurant

Un regard sans détour sur la partie peu glamour de l'ouverture d'un restaurant : le local, le bail, les travaux et le budget qui ne tient jamais tout à fait.

de Simon Lee 2019 · Independently published 180 pages Temps de lecture: 8 min de lecture

La plupart des livres sur l'ouverture d'un restaurant vendent soit le rêve, soit vous noient dans des tableurs. The Restaurant Dream se situe entre les deux : un récit plus court, publié en indépendant, qui reste concentré sur la phase de développement, ces mois entre un concept arrêté et le jour où l'on tourne enfin la clé, écrit du point de vue de quelqu'un qui a visité des locaux, négocié avec des propriétaires et vu des entrepreneurs manquer des délais. Pour un restaurateur européen sur le point de signer un bail, il fait office de rappel à la réalité sur la partie du parcours que les gros ouvrages résument souvent en un seul chapitre.

L'idée centrale

L'écart entre la décision d'ouvrir un restaurant et son ouverture réelle n'est pas comblé par l'inspiration mais par des centaines de décisions peu glamour concernant les locaux, les baux, les entrepreneurs et l'argent, et c'est cet écart, plus que le concept lui-même, qui fait réussir ou échouer la plupart des rêves de restaurant.

À qui s'adresse ce livre

Lisez-le si vous êtes quelque part entre avoir une idée et signer quoi que ce soit, et que vous voulez une idée concrète de ce qu'implique réellement la phase de développement avant de vous plonger dans la planification financière. Il a moins à offrir une fois le bail signé et les travaux en cours, car ce n'est pas un manuel de gestion de projet pas à pas, et il ne remplace ni avocat, ni comptable, ni architecte local qui connaît votre marché.

Les leçons à retenir

  • Un concept ne mérite de devenir une affaire qu'après avoir survécu à un vrai local, un vrai bail et un vrai budget.
  • Le bail est la décision pour laquelle la plupart des nouveaux restaurateurs sont le moins préparés, et celle qui façonne presque tout le reste.
  • Chaque chantier dure plus longtemps et coûte plus cher que la première estimation ; planifiez votre calendrier et votre budget en conséquence, pas contre cela.
  • Les bonnes personnes, architecte, entrepreneur, chef, responsable de salle, doivent être là avant que l'argent ne vienne à manquer, pas après.
  • Le restaurant qui ouvre réellement est presque toujours une version plus petite et plus réaliste du rêve de départ, et ce n'est pas un échec.

Transformer une idée en concept testable

Tout restaurant commence comme une image mentale, une salle, une carte, une certaine ambiance de soirée, et le premier travail du livre est de ramener cette image à quelque chose que l'on peut réellement confronter à la réalité. Cela signifie écrire le concept en termes assez précis pour qu'un inconnu puisse se le représenter : qui mange ici, à quelle occasion, à quel prix, et pourquoi choisirait-il votre adresse plutôt que celles qui font déjà quelque chose de semblable à proximité. Un concept qui n'existe que comme une sensation ne peut ni être chiffré, ni implanté, ni expliqué à un propriétaire ou à une banque.

Le livre pousse le lecteur à chercher des preuves plutôt qu'une validation. Cela signifie visiter des établissements comparables aux heures où vous comptez vous-même ouvrir, discuter avec des personnes qui font quelque chose de similaire, et être honnête sur ce qui, dans l'idée, est réellement original et ce qui n'est qu'une hypothèse jamais testée, empruntée ailleurs. C'est une étape plus lente et moins excitante que choisir un nom ou un logo, et c'est précisément celle que la plupart des primo-restaurateurs sautent.

Ce qui doit en sortir, c'est un concept qu'un restaurateur peut défendre en un seul paragraphe, avec des chiffres derrière ses hypothèses les plus importantes : ticket moyen, couverts par service, loyer réellement supportable. Tout ce qui suit dans le développement, la recherche du local incluse, fonctionne mieux une fois ce paragraphe écrit.

Pourquoi le local décide plus qu'on ne le croit

Un local n'est pas simplement une boîte à quatre murs assortie d'un loyer ; il vient avec un quartier, un certain niveau de passage, une situation de stationnement ou de transport, et des voisins qui définiront ce que vous avez le droit d'être. Le livre traite le choix du local comme le moment où un concept se confirme ou s'effondre discrètement, car une salle trop grande, trop cachée ou trop éloignée du public visé annule des mois de travail sur le concept avant même l'arrivée du premier client.

Il pousse à regarder au-delà du chiffre du loyer affiché pour aller vers celui qui compte vraiment : ce que ce loyer, plus les charges, les taxes locales et les frais communs, représente par rapport au chiffre d'affaires réaliste. Un local qui paraît bon marché au mètre carré peut être le choix le plus cher une fois qu'on calcule le chiffre d'affaires qu'il peut réellement soutenir, et un local un peu plus cher mais mieux situé peut être, en pratique, la décision la moins onéreuse.

Le conseil pratique est de visiter tout candidat sérieux à plusieurs moments et plusieurs jours différents plutôt qu'une seule fois lors d'une visite pratique, et de discuter avec les autres locataires de l'immeuble ou du quartier de la façon dont le flux de clientèle évolue réellement dans la journée. Un local choisi après une seule visite l'après-midi est un local choisi sur une information incomplète.

La négociation de bail à laquelle personne ne vous prépare

La plupart des personnes qui signent un bail de restaurant pour la première fois négocient le plus gros engagement financier de leur vie professionnelle face à un propriétaire ou un agent dont c'est le métier de négocier des baux. Le livre s'attarde vraiment sur ce déséquilibre, car une mauvaise clause découverte deux ans après l'ouverture est bien plus difficile à corriger qu'un plat raté sur la carte.

Au-delà du loyer affiché, il passe en revue les termes qui déterminent discrètement le risque réellement porté par le restaurateur : la durée du bail et les éventuelles clauses de résiliation anticipée, qui paie les grosses réparations, s'il existe une franchise de loyer pour couvrir les travaux, et ce qui se passe si le propriétaire veut récupérer le local ou vend l'immeuble. Aucune de ces clauses n'est exotique ; ce sont simplement celles auxquelles un locataire novice pense rarement à demander avant qu'elles ne deviennent essentielles.

Le conseil qui revient sans cesse est de ne pas négocier seul. Faites relire le bail de manière indépendante par un avocat ou un restaurateur expérimenté n'ayant aucun intérêt à ce que l'affaire se conclue, même si cela coûte de l'argent et ralentit les choses, car les termes acceptés ici sont ceux avec lesquels vous vivrez pendant des années.

Conception, permis et la mécanique des travaux

Une fois le local et le bail réglés, le livre aborde la partie que la plupart des restaurateurs n'ont jamais faite : transformer un espace vide ou partiellement aménagé en une cuisine et une salle qui fonctionnent, dans les délais, en passant par les plans, les devis d'entrepreneurs et les permis qu'une autorité locale exige avant de pouvoir légalement ouvrir les portes.

Il est honnête sur le fait que cette étape dépend autant du calendrier des autres que du vôtre. Les architectes révisent des plans, les entrepreneurs jonglent avec d'autres chantiers, et les services d'urbanisme traitent leur propre file d'attente sans se soucier de votre date d'ouverture. Son conseil est d'intégrer des points de contrôle où vous vérifiez personnellement l'avancement par rapport au calendrier, plutôt que de vous fier à une assurance générale que tout suit son cours.

Il insiste aussi sur le choix d'un entrepreneur et d'un architecte ayant déjà construit une cuisine de restaurant, car la ventilation, l'évacuation, les bacs à graisse et les dégagements autour du matériel dans une cuisine commerciale forment un domaine spécialisé et très réglementé qu'un constructeur habitué au résidentiel peut sérieusement sous-estimer.

Pourquoi le budget ne survit jamais au chantier

L'avertissement le plus répété du livre est aussi le plus utile : presque tous les travaux de restaurant finissent par coûter plus cher et durer plus longtemps que la première estimation, et les restaurateurs qui planifient comme si cela ne devait pas leur arriver sont ceux qui se retrouvent à court de trésorerie avant l'ouverture. Les causes qu'il pointe sont familières une fois qu'on les a entendues : une découverte derrière un mur dès le début de la démolition, un retard de fournisseur sur du matériel, une condition de permis que personne n'avait repérée à temps, une modification de plan qui semblait mineure sur le papier.

Plutôt que de chercher à éliminer tout dépassement, ce qu'il juge irréaliste, le livre plaide pour intégrer cette attente dès le premier jour du plan : une ligne de réserve mise de côté et laissée intacte jusqu'à ce qu'un vrai problème survienne, et un calendrier qui anticipe déjà des retards plutôt que de leur faire de la place après coup.

Il demande aussi de séparer l'argent qui rend l'espace vôtre, décor, éléments d'identité visuelle, ambiance, de l'argent qui fait fonctionner la cuisine et la salle légalement et concrètement, car c'est sur cette seconde catégorie que couper sous pression est de loin le plus dangereux.

Constituer l'équipe avant d'en avoir besoin

Il est tentant de considérer le recrutement comme quelque chose qui commence une fois l'espace terminé, mais le livre défend le contraire : le chef, le responsable de salle et les autres recrues clés devraient être présents pendant que se prennent encore les décisions sur l'agencement de la cuisine, la liste du matériel et la carte, car ce sont eux qui feront tourner l'établissement chaque soir.

Cela signifie payer des salaires avant tout chiffre d'affaires pour les couvrir, exactement le type de tension de trésorerie sur lequel le livre revient sans cesse. Sa réponse n'est pas d'éviter ce coût mais de le planifier délibérément, en faisant arriver les personnes clés quelques semaines ou un mois avant l'ouverture pour qu'elles aident à former le reste de l'équipe, apprennent la cuisine et règlent les problèmes sur le papier plutôt que devant des clients payants.

Il traite aussi la relation avec les entrepreneurs et les consultants comme faisant partie de l'équipe, et non comme des prestataires externes gérés à distance ; ceux qui communiquent de manière proactive dès qu'un délai glisse valent plus que ceux qui sont simplement les moins chers.

Le rêve du départ face au restaurant qui ouvre

La dernière partie du livre est plus personnelle, et c'est là que le titre prend tout son sens : le restaurant qui ouvre réellement ressemble rarement exactement à celui imaginé au départ. Les budgets rognent les ambitions, les locaux imposent des compromis, et les réalités pratiques de la cuisine simplifient une carte qui paraissait plus audacieuse sur le papier.

L'argument du livre est que ce n'est pas un échec du rêve mais une part normale, voire nécessaire, de sa transformation en une affaire qui fonctionne. Un restaurant qui survit à sa première année est généralement celui dont le propriétaire a laissé l'idée devenir plus réaliste sans perdre ce qui la rendait digne d'être menée.

Il se termine sur l'écart émotionnel entre l'épuisement que ressentent la plupart des restaurateurs le soir de l'ouverture et la fête qu'ils s'attendaient à ressentir, et traite cet écart honnêtement plutôt que de le passer sous silence, ce qui est sans doute la mise en garde la plus utile qu'un primo-restaurateur puisse recevoir à l'avance.

Passer à l'action

  1. Écrivez votre concept en un seul paragraphe qu'un inconnu pourrait se représenter, et testez-le sur deux ou trois établissements comparables avant de dépenser en identité visuelle.
  2. Avant de présélectionner un local, visitez-le à plusieurs moments sur une semaine, y compris votre service le plus chargé prévu.
  3. Faites relire tout bail par un avocat ou un restaurateur expérimenté sans intérêt dans l'affaire, avant de signer.
  4. Mettez de côté une réserve d'au moins 15 à 20 % de votre budget travaux, et ajoutez une vraie marge au calendrier de votre entrepreneur avant d'annoncer une date d'ouverture à qui que ce soit.
  5. Décidez quelles recrues clés doivent arriver avant que l'espace soit terminé, et planifiez la trésorerie pour les porter jusqu'à l'ouverture.

Là où le livre montre ses limites

C'est un livre plus modeste, publié en indépendant, et non par un grand éditeur spécialisé en hôtellerie-restauration, et cela se sent : il s'appuie surtout sur l'expérience personnelle de l'auteur dans le développement de restaurants plutôt que sur une recherche ou un large éventail de cas, et il est plus léger en chiffres précis, modèles financiers détaillés et détails propres à chaque pays que les ouvrages plus universitaires ou plus chiffrés de cette bibliothèque. Les lecteurs en dehors du marché pour lequel il a été écrit devront traduire ses conseils sur les permis et le bail dans les règles de leur propre pays. Considérez-le comme un point de vue utile sur le parcours du concept à l'ouverture, pas comme une référence définitive, et associez-le à un vrai plan financier avant de vous fier à ses chiffres.

Notre avis

Vaut la lecture spécifiquement pour la phase de développement et de travaux que la plupart des grands ouvrages sur les restaurants expédient en un seul chapitre, mais lisez-le en complément d'un vrai plan financier, pas à sa place, et n'attendez pas de lui qu'il remplace un conseil juridique ou comptable local.

Questions fréquentes

De quoi parle The Restaurant Dream ?

C'est le récit de Simon Lee sur le processus de développement d'un restaurant, centré sur la partie pratique entre le choix d'un concept et le soir de l'ouverture : trouver et évaluer un local, négocier un bail, et traverser la conception, les permis et les travaux.

À qui s'adresse-t-il ?

À toute personne qui se demande si et comment ouvrir un restaurant, surtout avant la signature d'un bail. Il est moins utile une fois les travaux en cours, car ce n'est pas un manuel de gestion de projet pas à pas.

Comment se compare-t-il aux autres livres sur les restaurants de cette bibliothèque ?

C'est un ouvrage plus modeste, publié en indépendant, et non un livre d'un grand éditeur, donc plus léger en données et en modèles financiers détaillés qu'un ouvrage comme Restaurant Success by the Numbers. Sa valeur réside dans la préparation à la phase de développement elle-même.

Traite-t-il des chiffres, comme un plan financier ?

Seulement en termes généraux. Mieux vaut l'associer à un vrai plan financier et à un budget de travaux plutôt que de s'y fier pour des chiffres exacts.

Ceci est notre propre lecture du livre, pas un substitut. Achetez le livre chez votre libraire.

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