Résumé de livre

How to Start and Run Your Own Restaurant : 7 leçons

Un guide chaleureux et pratique de chaque décision à prendre avant l'ouverture.

de Carol Godsmark 2013 · How To Books 224 pages Temps de lecture: 8 min de lecture

La plupart des livres sur la restauration sont écrits par des chefs ou des consultants qui supposent que vous connaissez déjà les bases. Carol Godsmark a écrit celui-ci pour la personne qui n'a jamais ouvert de compte professionnel, demandé une licence ou signé un bail, et cela se sent : ton chaleureux, langage clair, organisé selon l'ordre réel des décisions d'un porteur de projet. Pour qui se trouve devant un local vide et un carnet plein d'idées, cet ordre compte plus que n'importe quelle idée isolée.

L'idée centrale

Un restaurant réussit ou échoue sur des dizaines de décisions successives, peu glamour, prises avant même l'ouverture, et la plupart relèvent d'arithmétique honnête et de démarches administratives plutôt que de cuisine.

À qui s'adresse ce livre

C'est le livre à lire avant de signer quoi que ce soit : un vrai débutant, une personne qui passe de la cuisine ou de la salle à la direction, ou un couple qui prépare un petit café ou bistrot ensemble. Si vous dirigez déjà un groupe multi-sites, avez besoin de modèles financiers détaillés, ou ouvrez hors du Royaume-Uni avec des règles de licence différentes, cherchez ailleurs : la vraie force du livre est d'accompagner un débutant nerveux durant les dix-huit premiers mois, pas d'apporter du neuf à un exploitant chevronné.

Les leçons à retenir

  • Le lieu et le concept doivent être choisis ensemble, jamais le concept d'abord et un local trouvé ensuite pour lui correspondre.
  • Le business plan est une discipline pour tester son propre optimisme, pas un document que l'on rédige une fois pour la banque.
  • Les licences, l'hygiène alimentaire et la sécurité prennent plus de temps et coûtent plus cher que ce qu'imagine tout nouveau patron, donc il faut s'y prendre tôt.
  • Un budget d'aménagement serré force de meilleures décisions qu'un budget illimité, à condition de savoir où couper sans risque.
  • Les plus grandes menaces après l'ouverture ne sont pas les mauvais avis, mais les trous de trésorerie, les conflits avec les fournisseurs et l'épuisement pur et simple.

Choisir le concept et l'emplacement ensemble

Le point de départ de Godsmark est qu'un concept imaginé isolément puis calé sur le premier local disponible est la raison pour laquelle tant de nouveaux établissements ne collent pas à leur propre quartier. Une brasserie de cinquante couverts installée dans un local étroit de rue commerçante sans accès arrière pour les livraisons se battra chaque service contre sa propre configuration. Son conseil : arpenter le quartier envisagé au petit-déjeuner, au déjeuner, en milieu d'après-midi et à la fermeture, un jour de semaine comme un week-end, et compter qui passe réellement dans la rue plutôt que de se fier aux chiffres de fréquentation d'un agent.

Elle insiste autant sur l'historique du local. Un établissement qui a changé de mains trois fois en cinq ans, quelle que soit l'histoire racontée par chaque ancien exploitant, dit généralement quelque chose sur le loyer, la fréquentation ou le bâtiment lui-même qu'il vaut la peine de prendre au sérieux. Un loyer bas dans une rue en difficulté est rarement une bonne affaire ; c'est une remise sur un problème qu'on n'a pas encore identifié.

La liste pratique à laquelle elle revient couvre l'extraction et l'évacuation (les installer après coup dans une coque existante est l'une des plus grandes sources de dépassement de budget), le stationnement ou les transports en commun pour le personnel des services tardifs, et si le bail autorise réellement l'usage dont on a besoin. Rien de tout cela n'est spectaculaire, mais le négliger transforme un concept parfait sur le papier en bail que l'on regrette.

Un business plan auquel vous croyez vraiment

Le livre traite le business plan moins comme un document destiné à la banque que comme un test de résistance personnel. La méthode de Godsmark force chaque chiffre, couverts par service, ticket moyen, coefficient matière, effectifs, à être écrit puis discuté, plutôt qu'accepté dès qu'il paraît encourageant. La plupart des premiers business plans échouent non pas à cause du format, mais parce que le porteur de projet a écrit le chiffre qu'il souhaitait plutôt que celui que le local et le concept peuvent réellement soutenir.

Elle pousse à construire trois versions de la même prévision : une confiante, une prudente, et une véritablement inconfortable où les trois premiers mois sont mauvais. C'est cette dernière qui indique si l'on dispose d'assez de fonds de roulement pour survivre à un démarrage lent, exactement la période où la plupart des nouveaux restaurants manquent de trésorerie avant de manquer de bonne volonté.

C'est aussi dans le plan qu'elle veut voir les concurrents nommés précisément, pas juste évoqués. Étudier la carte, les prix et les heures d'affluence de trois concurrents directs avant de finaliser le sien est présenté comme une diligence de base, pas de la paranoïa, et c'est l'une des recherches les moins coûteuses accessibles à un nouveau patron.

D'où vient l'argent, et ce qu'il coûte vraiment

Godsmark passe en revue les sources de financement habituelles au Royaume-Uni pour un indépendant, épargne personnelle, prêt bancaire, apport familial et location de matériel, et reconnaît franchement que la plupart des premiers restaurants sont sous-financés dès le départ car les patrons budgétisent l'aménagement mais oublient les mois de pertes qui précèdent la vitesse de croisière. Sa règle : budgétiser les coûts d'ouverture, puis y ajouter un matelas de trésorerie que beaucoup sont tentés de sauter.

Elle est particulièrement directe sur l'argent familial : cela peut être le capital le moins cher qui soit, mais seulement si les termes sont écrits aussi soigneusement qu'avec une banque, car un prêt familial impayé abîme les relations plus durablement qu'un échec commercial en lui-même. La même discipline s'applique à tout investisseur : un accord écrit et clair sur ce qu'il obtient et quand, conclu avant que l'argent ne circule plutôt que négocié ensuite sous pression.

Louer le matériel de cuisine plutôt que l'acheter d'emblée est présenté comme une option légitime pour une ouverture à trésorerie serrée, échangeant un coût total plus élevé sur la durée contre un seuil d'entrée plus bas, un compromis qu'elle estime rarement expliqué aussi honnêtement qu'il le mériterait.

Aménager cuisine et salle sans dépasser son budget

Le chapitre sur l'aménagement repose sur une idée répétée : dépenser là où le client le ressent et là où la cuisine ne peut fonctionner sans, et économiser partout ailleurs. Une bonne extraction, une chaîne du froid fiable, et assez d'espace de maintien au chaud et de préparation pour la carte réellement prévue sont non négociables ; la finition du sol de la salle ou le design de la carte est là où un budget serré peut s'ajuster.

Godsmark défend fermement l'achat de matériel reconditionné ou d'occasion professionnelle pour tout ce qui n'est pas visible du client, ainsi qu'un vrai diagnostic électrique et technique avant de signer un bail, car le coût de renforcer après coup l'alimentation électrique ou l'évacuation d'un bâtiment dépasse régulièrement le budget d'aménagement affiché.

Elle met aussi en garde contre le fait de concevoir une cuisine autour d'une carte ambitieuse jamais testée en volume. Une organisation qui fonctionne pour un chef cuisinant seul s'effondre au premier samedi soir chargé, et redessiner une cuisine après ouverture est bien plus perturbant et coûteux que de bien penser le flux de travail sur le papier d'abord.

Personnel, marketing avec peu de moyens et les réalités que l'on tait

Les derniers chapitres traitent du recrutement et de la formation d'une petite équipe, et du marketing avec le budget que la plupart des débutants ont réellement, c'est-à-dire très peu : bâtir une réputation locale par le bouche-à-oreille, une présence en ligne simple et régulièrement mise à jour, et des liens avec le voisinage immédiat, plutôt que des campagnes coûteuses qu'un nouvel établissement ne peut pas se permettre et dont il n'a pas encore besoin.

Godsmark se montre inhabituellement franche sur le coût émotionnel et physique de la première année : l'épuisement de faire soi-même chaque service, la tentation de renoncer à ses propres jours de repos, et la pression qu'une trésorerie fragile fait peser tant sur l'entreprise que sur la vie personnelle du patron. Elle ne présente pas cela pour décourager, mais comme une étape normale et surmontable qui prend presque tout le monde au dépourvu, faute d'en être averti à l'avance.

Les relations avec les fournisseurs bénéficient elles aussi d'un traitement honnête : négocier les conditions tôt, payer à temps pour préserver son crédit auprès de ceux dont on dépend, et savoir à quel fournisseur faire confiance lors d'un premier mois lent, sont présentés comme relevant de la même discipline que le business plan lui-même, pas comme une compétence à part acquise plus tard.

Passer à l'action

  1. Passez une journée et une soirée entières dans la rue choisie avant de signer un bail, en comptant qui passe réellement et quand.
  2. Rédigez une prévision prudente sur trois mois en plus de votre prévision confiante, et budgétisez la trésorerie sur la version prudente.
  3. Contactez les services de licences et d'hygiène alimentaire de votre collectivité avant de fixer une date d'ouverture, pas après.
  4. Demandez un devis en matériel reconditionné pour chaque équipement de cuisine important avant d'acheter neuf.
  5. Chiffrez correctement vos plats les plus vendus, pertes incluses, et vérifiez le coefficient matière avant de finaliser la carte.

Là où le livre montre ses limites

Le livre est indéniablement écrit pour le marché britannique : la procédure de licence, les notes d'hygiène et une grande partie des détails juridiques ne se transposent pas directement pour un lecteur ouvrant ailleurs en Europe, et les exemples de devise et de coûts sont britanniques. C'est aussi un guide plus court et plus personnel qu'un manuel d'école de commerce, donc quiconque cherche une modélisation financière détaillée, un droit social approfondi ou un cadre pour une structure multi-sites le trouvera trop léger. Ce qu'il fait bien, c'est mettre de l'ordre et rassurer un vrai débutant, pas viser l'exhaustivité académique.

Notre avis

Un point de départ chaleureux et pratique pour qui ouvre son premier petit restaurant, café ou bar et veut un guide amical du véritable enchaînement de décisions plutôt qu'un manuel ; les lecteurs hors du Royaume-Uni, ou qui préparent quelque chose de plus grand, feront mieux d'en retenir l'état d'esprit et de se renseigner localement pour les détails juridiques et financiers.

Questions fréquentes

De quoi parle How to Start and Run Your Own Restaurant ?

Le guide britannique pratique de Carol Godsmark pour les débutants, couvrant concept et emplacement, business plan, financement, licences, aménagement, carte, salle, personnel et le quotidien de la première année.

Ce livre est-il utile hors du Royaume-Uni ?

L'état d'esprit et l'ordre des décisions se transposent bien, mais la procédure de licence, le système d'hygiène et les détails juridiques sont britanniques, donc les lecteurs ailleurs doivent traiter ces parties comme un contexte et vérifier les règles de leur propre pays.

Le livre traite-t-il en profondeur la modélisation financière ?

Pas très en profondeur. Il explique les options de financement et la discipline d'une prévision réaliste, mais qui cherche des tableurs détaillés ou une modélisation avancée aura besoin d'une ressource plus spécialisée.

Qui devrait lire ce livre avant d'ouvrir un restaurant ?

Toute personne ouvrant son premier petit restaurant, café ou bar indépendant, en particulier quelqu'un n'ayant jamais eu affaire à une licence, un bail ou un business plan et souhaitant un guide sans jargon.

Ceci est notre propre lecture du livre, pas un substitut. Achetez le livre chez votre libraire.

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