Résumé de livre

Unreasonable Hospitality : 9 leçons pour votre restaurant

Soyez aussi obsédé par ce que ressentent vos clients que votre cuisine l'est par ce qu'elle met dans l'assiette.

de Will Guidara 2022 · Optimism Press 288 pages Temps de lecture: 9 min de lecture

La plupart des livres sur la restauration sont écrits par des chefs. Unreasonable Hospitality a été écrit par celui qui dirigeait la salle, et cela change tout. Will Guidara a fait passer Eleven Madison Park du statut de bonne brasserie new-yorkaise à celui de premier restaurant du classement World's 50 Best, et sa thèse est simple : la cuisine les a fait entrer dans la liste, la manière de traiter les gens les a portés à la première place. Pour un restaurant, un café ou un bar indépendant en Europe, c'est précisément le levier qu'une chaîne ne peut pas copier.

L'idée centrale

L'hospitalité est une discipline, pas un trait de caractère : décidez de vous préoccuper de ce que ressentent vos clients et vos équipes bien au-delà du raisonnable, puis construisez les systèmes qui font que cela se produit chaque soir, et pas seulement quand vous êtes en salle.

À qui s'adresse ce livre

Lisez-le si vous tenez un établissement où les mêmes clients pourraient revenir le mois prochain et où vous voulez qu'ils reviennent. Les patrons, les responsables de salle, les maîtres d'hôtel et tous ceux qui animent le briefing d'avant-service en tireront le plus. Passez votre chemin si vous faites de la vente à emporter pure ou du volume, là où le client ne s'assied jamais : les idées restent valables, mais les exemples vous sembleront lointains.

Les leçons à retenir

  • Le service, c'est faire son travail correctement ; l'hospitalité, c'est ce que le client ressent pendant ce temps. Un seul des deux est un avantage concurrentiel.
  • Gérez 95 % de votre établissement au centime près pour pouvoir dépenser les 5 % restants en gestes qui paraissent irrationnels et dont on se souvient des années.
  • Un briefing quotidien d'une demi-heure est l'outil de culture le moins cher que vous posséderez jamais.
  • Recrutez sur l'attitude, confiez à chacun la responsabilité de quelque chose, et il devient valorisant de bien faire.
  • Les cadeaux les plus mémorables sont bon marché et précis ; l'histoire que le client raconte ensuite est le vrai produit.

Le service est le métier, l'hospitalité est le ressenti

La distinction qui traverse tout le livre est trompeusement simple. Le service consiste à apporter la bonne assiette à la bonne personne au bon moment, avec un verre impeccable et une addition juste. L'hospitalité, c'est ce que le client ressent pendant que tout cela se déroule. Guidara affirme que la plupart des restaurants, y compris les très bons, travaillent dur sur le premier point et laissent le second au hasard, ou au serveur qui se trouve être charmant ce soir-là. C'est une erreur, car le service s'apprend, se copie et finira par s'automatiser, alors que le sentiment d'être sincèrement accueilli, non.

Cela compte davantage pour un petit restaurant européen que pour une table quatre étoiles de Manhattan. Vous ne dépenserez jamais plus que la chaîne du centre-ville, et vous ne cuisinerez sans doute pas mieux que l'ambitieux qui vient d'ouvrir deux rues plus loin. Ce que vous pouvez faire, c'est vous assurer que chaque client reparte avec le sentiment que quelqu'un l'a remarqué. Guidara est net : il ne s'agit pas d'être gentil, il s'agit d'être intentionnel. Son équipe a décidé que le ressenti des gens était un produit à concevoir, à tester et à améliorer, exactement comme une cuisine met au point un plat.

Le livre redonne aussi du sens au métier. Un restaurant est l'endroit où les gens fêtent leurs fiançailles, leur promotion, ou partagent un dernier dîner avec un parent. Guidara évoque un repas avec son père dans la semaine qui a suivi la mort de sa mère, et cela explique sa carrière mieux que n'importe quelle théorie : pendant quelques heures, une salle peut offrir à quelqu'un une parenthèse. Une équipe qui comprend qu'elle exerce ce métier-là, et non celui de porter des assiettes, ne se comporte pas de la même façon.

Gérez 95 % au centime, dépensez 5 % déraisonnablement

Avant même de diriger une salle, Guidara a passé du temps au sous-sol d'un groupe de restauration, aux achats et à la comptabilité, à compter des stocks et à sortir des rapports de coûts. Il en parle comme de la meilleure formation qu'il ait reçue, et il en a tiré une règle appliquée toute sa carrière : soyez impitoyable sur l'écrasante majorité de vos dépenses pour gagner le droit d'être extravagant sur une toute petite part.

Son exemple, dans un café de musée, ce sont de minuscules cuillères absurdement chères pour un chariot à glaces, financées en négociant tout le reste du chariot jusqu'à presque rien. Plus tard, la même logique a payé un verre rare en fin d'accord mets et vins, en choisissant des vins un peu moins chers sur les premiers services. Les cuillères ne sont pas le sujet. Le sujet, c'est qu'un exploitant discipliné peut s'offrir quelques gestes qu'un exploitant négligent ne s'offrira jamais, et que ce sont ces gestes-là dont les clients parlent.

Pour un indépendant, c'est libérateur, car cela tue l'excuse selon laquelle l'hospitalité déraisonnable serait réservée aux maisons chères. Un geste bon marché choisi avec soin vaut mieux qu'un geste coûteux choisi par habitude. C'est la moitié discipline qui manque le plus souvent aux petites maisons : si vous ne connaissez pas votre coût matière ce mois-ci, vous ne pouvez pas savoir ce que vous pourrez offrir le mois prochain. Guidara est un romantique de l'hospitalité qui lit son compte de résultat tous les mois, et le livre insiste : les deux vont ensemble.

Trente minutes par jour construisent une culture

Quand Guidara a pris la direction générale, la maison comptait deux clans en guerre, aucun standard écrit et un service qui se dégradait. Le premier levier qu'il a actionné n'a été ni une nouvelle carte ni des travaux, mais une réunion quotidienne d'avant-service : obligatoire, à heure fixe, exactement trente minutes, et animée la première année par lui-même, midi et soir. Il y voit l'outil au meilleur rendement dont dispose un manager, et il est difficile de lui donner tort.

Ce qui distingue sa version du traditionnel point suggestions-et-allergènes, c'est sa forme. D'abord l'intendance, puis une courte histoire d'hospitalité vécue ailleurs, puis la cuisine et le sommelier sur ce qui a changé. C'est la partie du milieu qui fait la culture. Un coiffeur qui vous tend un verre en partant, un hôtel qui a réussi un détail, une table qu'un collègue a magnifiquement gérée hier soir : cela apprend à une équipe ce que vous entendez par prendre soin des gens bien mieux qu'une affiche de valeurs.

Deux idées plus petites l'accompagnent. Félicitez fort et en public, corrigez discrètement et sans émotion, et faites-le tôt, avant qu'une chemise mal repassée ne soit devenue une insulte personnelle dans votre tête. Et quand la réunion laisse trop peu de temps pour la mise en place de salle, simplifiez la mise en place : le lien entre les gens compte plus que le pliage des serviettes, et un responsable qui le dit vient d'annoncer à son équipe où sont les priorités.

Recrutez la personne, rendez l'exigence désirable

Guidara a délibérément cessé de recruter des CV de gastronomie pendant qu'il construisait son équipe, parce que ces profils arrivaient avec des habitudes que personne ne savait expliquer. Il cherchait plutôt la personne qui court après un inconnu pour lui rendre l'écharpe qu'il a laissée tomber. Les compétences s'apprennent en six mois de plats portés ; l'instinct de s'occuper des autres, non. Toute nouvelle recrue commençait en bas de l'échelle, quel que soit son titre précédent, ce qui écartait les arrogants et laissait la culture imprégner les gens avant qu'on ne leur confie une table.

Le passage le plus utile pour une petite maison porte sur le moral. Une recrue paresseuse ne vous coûte pas seulement ses services : elle punit vos meilleurs éléments, qui compensent et finissent par partir. Recrutez donc lentement, même en pleine urgence, et tant que la culture est fragile, recrutez en groupe. Guidara a perdu plusieurs personnes prometteuses arrivées seules et usées par les cyniques, puis il en a embauché trois d'un coup, qui ont protégé mutuellement leur enthousiasme.

Le chapitre se referme sur une idée empruntée à un ami d'université : dans la plupart des lieux de travail, il est cool de ne pas se donner de mal, et le rôle d'un dirigeant est d'inverser cela. Dans une petite équipe, l'inversion est plus rapide qu'on ne le croit, mais seulement si le patron est visiblement celui qui s'investit le plus.

Donnez à chacun quelque chose à porter

Après un repas exceptionnel chez un concurrent, Guidara a remarqué que le café de fin de repas n'était que correct, et cela l'a agacé pour une raison valable partout : le directeur des vins pilote toutes les boissons, et un passionné de vin ne sera jamais fanatique de café, de thé, de bière ou de cocktails. Or son équipe était pleine de jeunes qui passaient leurs jours de congé dans les brasseries artisanales et les salons de thé. Il a donc confié le café à l'obsédé de café, la carte des bières à un commis de salle qui aimait la bière, et les cocktails au barman qui râlait le plus fort. En un an, la carte des bières était citée dans la presse nationale.

Le principe se transpose très bien à petite échelle. Chaque maison indépendante a des sujets que personne ne porte vraiment : le linge, la casse de verrerie, la playlist, la terrasse, les plantes, les réseaux sociaux. Confiez chacun à quelqu'un que cela intéresse, expliquez-lui le budget, puis laissez-le faire. Le livre est honnête sur le coût : accompagner prend plus de temps que de faire soi-même, et certains ne conviendront pas au sujet qu'ils ont choisi. L'alternative, c'est un patron avec cent clés et une équipe qui attend qu'on lui dise quoi faire.

Le même chapitre raconte une fermeture d'une journée pour que chaque salarié, plongeurs compris, participe à définir ce que la maison défendait, et l'habitude de laisser un membre de l'équipe animer un briefing par semaine. La responsabilité rend responsable, et ceux qui prennent la parole devant leurs collègues se tiennent ensuite autrement devant les clients.

L'excellence dans le détail, et pourquoi avoir raison ne sert à rien

Guidara se dit perfectionniste, et sa définition de l'excellence mérite d'être retenue : la perfection est impossible dans un métier fait par des humains, mais réussir un très grand nombre de petites choses ne l'est pas, et la somme de ces petites choses est ce que les clients ressentent sans pouvoir en citer une seule. Un éclairage qui suit le coucher du soleil plutôt que l'horloge, un signe de la main discret pour que l'eau arrive avant que le client ait fini de la demander, des sens de circulation invisibles pour que le personnel ne se croise jamais.

Deux de ses règles voyagent bien. La façon dont vous faites une chose est la façon dont vous faites tout : demandez à celui qui dresse les tables de le faire avec une attention totale et vous avez donné le ton de la manière dont il accueillera, servira et dira au revoir. Et ce qu'il appelle le dernier centimètre : une assiette magnifiquement portée, puis posée d'un coup sec parce que le serveur pense déjà à la tâche suivante. La plupart des restaurants perdent leurs clients dans ce dernier centimètre : pas d'au revoir à la porte, une addition déposée sans un regard.

Vient ensuite le contrepoids, car l'excellence sans hospitalité tourne à l'aigre. Un serveur corrige un client qui trouve sa viande trop saignante, et il a techniquement raison. Pour Guidara, ce serveur a commis une faute bien plus grave que la cuisine, parce qu'un client qu'on a mis dans son tort ne baissera plus la garde de la soirée. La règle qui en est sortie : la perception du client est votre réalité, réparez-la, et notez-la dans la réservation pour que cela ne se reproduise jamais. La seule exception est l'agressivité, et là l'équipe doit savoir que vous la soutiendrez.

Sortez la transaction de la salle

Une fois la quatrième étoile obtenue, Guidara a passé en revue tout ce qui, en salle, rappelait au client qu'il se trouvait dans un commerce et non chez quelqu'un. Les terminaux de commande sont partis dans une pièce annexe. Le pupitre d'accueil et son écran lumineux ont disparu derrière un angle, si bien que la première chose rencontrée par le client était une personne qui le regardait dans les yeux et l'appelait par son nom, parce que c'était elle qui avait confirmé sa réservation deux jours plus tôt. Le vestiaire est passé sans ticket : l'équipe repérait une table qui réglait, et les manteaux attendaient à la porte.

Chacune de ces décisions a ajouté des étapes et de la complexité, et il l'assume. C'est tout le sens du titre. L'hospitalité raisonnable est une façon parfaitement honorable de tenir un restaurant ; simplement, elle ne fait parler personne. La question qu'il veut vous voir poser devant chaque point de friction n'est pas comment faire moins cher, mais quelle serait la solution hospitalière, celle qui donne plus au client plutôt que moins. Son exemple est l'addition, moment gênant parce que personne n'aime la réclamer ni se sentir pressé. La réponse a été de l'apporter avec une bouteille pleine d'un bon digestif et de laisser les deux sur la table : personne ne se sent bousculé avec une bouteille offerte devant soi, et presque personne n'en boit plus d'une gorgée.

Le même chapitre repense la carte comme une conversation : des plats annoncés par leur seul ingrédient principal, pour laisser le choix au client tout en gardant la surprise, et une question qui ne porte pas seulement sur les allergies mais sur ce dont on n'a tout simplement pas envie ce soir. L'hospitalité déraisonnable, dans sa définition, c'est ce que les gens célèbres ont toujours reçu, étendu à tout le monde.

Légendes, faiseurs de rêves et boîte à outils

L'histoire la plus citée du livre est celle d'un hot-dog à deux dollars acheté dans la rue, sur une impulsion, pour quatre visiteurs européens qui avaient mangé partout à New York sauf à une échoppe de trottoir. Guidara avait offert pendant des années des choses bien plus coûteuses sans jamais provoquer une telle réaction. Ce qu'il en a retenu, ce n'est pas que les cadeaux fonctionnent, mais que le bon cadeau est bon marché, précis et impossible à offrir à une autre table. Une bouteille de champagne dit que vous avez dépensé de l'argent ; un hot-dog dit que vous écoutiez.

Il a ensuite fait ce qu'un homme de systèmes fait d'un moment magique : il l'a rendu reproductible. La maison a créé un poste, puis une petite équipe avec son propre atelier, dont l'unique mission était de transformer des bribes de conversation entendues en salle en petites surprises. L'équipe appelait cela des Légendes, parce que ce que le client emporte vraiment, c'est une histoire qu'il racontera pendant des années. Voilà le vrai produit. Un repas a disparu au matin ; une histoire survit.

Ce qu'une petite maison peut copier dès demain, c'est la boîte à outils. L'improvisation est réactive, mais les situations qui la déclenchent reviennent sans cesse : le client qui part à l'aéroport, le couple qui vient de se fiancer, le visiteur qui demande où mangent les gens du quartier. Préparez la réponse une fois, gardez-la prête, et laissez l'équipe l'offrir sans demander la permission. Le plaisir du client n'est pas moins vrai la trentième fois. À l'objection selon laquelle seuls les restaurants chers peuvent se le permettre, sa réponse est celle qu'il faut retenir : pouvez-vous vous permettre de ne pas le faire ?

Ralentir, protéger l'équipe, puis passer à l'attaque

Deux chapitres au milieu du livre traitent de ce qui arrive quand l'ambition dépasse les gens qui la portent. Une cuisinière arrivée en pleine nuit pour un service du matin, persuadée d'être en retard, a été le signal que la maison ajoutait de la complexité plus vite que l'équipe ne pouvait l'absorber. La réponse de Guidara : supprimer des fioritures, embaucher davantage et changer la carte moins souvent. Une habitude de cette période mérite d'être volée : un discret geste vers le revers de la veste qui signifiait j'ai besoin d'aide, et qui a retiré toute honte à la demande.

Puis la récession de 2008 est arrivée, et le restaurant coûteux à moitié vide a été maintenu en vie par le stand de burgers d'à côté. L'ordre des opérations est la leçon. D'abord, couper des coûts que le client ne sentirait jamais, et noter chaque coupe pour que les bonnes survivent à la reprise. Ensuite, refuser de couper quoi que ce soit qui touche le client. Enfin, inventer du chiffre d'affaires : une formule déjeuner abordable qui a fait découvrir la maison à une nouvelle génération, un chariot de desserts qui a triplé les ventes de desserts. Personne n'a été licencié.

Après un échec, prix perdu ou mauvais mois, Guidara laisse l'équipe l'encaisser un jour ou deux, le dit à voix haute, puis transforme la déception en carburant. Il s'excuse aussi publiquement quand il se trompe, deux fois dans le livre : avoir trop tardé à promouvoir son successeur, et avoir tellement écrit le texte de ses chefs de rang qu'un critique a trouvé le repas guindé. Les deux fois, le remède a été le même : faire davantage confiance à l'équipe, et présenter ses excuses en premier.

Passer à l'action

  1. Instaurez un briefing quotidien à heure fixe avec toujours la même structure, et laissez un membre différent de l'équipe l'animer une fois par semaine.
  2. Passez votre salle au crible des moments transactionnels (écrans, tickets, numéros) et redessinez d'abord l'arrivée et l'addition.
  3. Constituez une petite boîte à outils de gestes préparés pour vos cinq situations clients les plus fréquentes, et laissez l'équipe s'en servir librement.
  4. Confiez à deux membres de l'équipe la responsabilité d'un domaine qui les intéresse, avec un budget et un point mensuel.
  5. Passez vos coûts au centime près ce mois-ci, puis choisissez une extravagance assumée pour vos clients, financée par l'économie réalisée.

Là où le livre montre ses limites

Le livre est autant un récit personnel qu'un manuel, et le décor est une table quatre étoiles de Manhattan avec cent cinquante salariés, une équipe dédiée aux surprises et des investisseurs capables d'attendre la fin d'une récession. Un bistrot de douze couverts ne peut pas enquêter sur chaque réservation ni installer un atelier derrière le bureau, et Guidara consacre peu de place au droit du travail, à la culture du pourboire ou aux marges plus serrées de la plupart des indépendants européens. Lisez-le pour l'état d'esprit et les mécanismes, puis réduisez les exemples à votre échelle.

Notre avis

À lire, puis à offrir à la personne qui dirige votre salle. C'est le meilleur plaidoyer publié pour que la salle mérite la même créativité obsessionnelle que la cuisine, et la plupart de ses idées coûtent de l'attention plutôt que de l'argent.

Questions fréquentes

De quoi parle Unreasonable Hospitality ?

Will Guidara y raconte comment il a mené Eleven Madison Park d'une brasserie deux étoiles au sommet du classement World's 50 Best, en traitant l'hospitalité, c'est-à-dire ce que ressentent les clients et les équipes, avec la même rigueur qu'une cuisine applique à ses plats.

Le livre est-il utile pour un petit restaurant ou un café ?

Oui. Le décor est une grande maison gastronomique, mais l'essentiel, briefing quotidien, recrutement sur l'attitude, responsabilités confiées à l'équipe, suppression des moments transactionnels et gestes préparés, coûte du temps plutôt que de l'argent.

Qu'est-ce que la règle des 95/5 ?

Gérer quatre-vingt-quinze pour cent de l'établissement avec une discipline de coûts stricte, pour pouvoir dépenser les cinq pour cent restants en gestes qui paraissent irrationnels et dont les clients se souviennent.

Quelle différence avec Setting the Table de Danny Meyer ?

Meyer a été le mentor de Guidara et ce livre prolonge ses idées. Setting the Table expose la philosophie du personnel d'abord ; Unreasonable Hospitality est plus tactique et davantage centré sur le métier face au client.

Ceci est notre propre lecture du livre, pas un substitut. Achetez le livre chez votre libraire.

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