Chefs étoilés · Philippe Etchebest
Origines
Un fils de cuisinier entre la mêlée et les fourneaux
En bref
Né à Soissons, Philippe Etchebest grandit au rythme des cuisines de son père. À Bordeaux, il hésite entre le rugby et le métier de chef, avant d'entrer au lycée hôtelier de Talence.
- Philippe Etchebest naît le 2 décembre 1966 à Soissons, dans l'Aisne[1].
- Son père est un cuisinier basque, sa mère vient des Ardennes[1][2].
- En 1979, la famille reprend Le Chipiron, un restaurant basque près du marché des Capucins à Bordeaux[1].
- Il commence le judo à 8 ans et le rugby à 11 ans[1].
- À 14 ans, il entre au lycée hôtelier de Talence[1][2].
Tout commence le 2 décembre 1966, à Soissons, dans l'Aisne. Philippe Etchebest naît dans une famille où la cuisine n'est pas un loisir, c'est un métier. Son père est un cuisinier basque. Sa mère vient des Ardennes[1].
Le père change souvent de place, au gré de ses postes de chef. La famille le suit. En 1977, elle se pose à Villeneuve-sur-Lot. Deux ans plus tard, en 1979, nouveau départ : direction Bordeaux[1].
Le Chipiron, première école
À Bordeaux, les Etchebest reprennent Le Chipiron, un restaurant basque installé près du marché des Capucins. Le jeune Philippe donne un coup de main en cuisine. Il voit les coups de feu, les assiettes qui partent, la fatigue et la fierté du soir. Gault&Millau raconte ce décor comme le point de départ de sa vocation[1][2].
Mais le garçon a une autre passion qui lui brûle les jambes. Il commence le judo à 8 ans. À 11 ans, il découvre le rugby. Son site officiel le dit sans détour : le ballon ovale occupe une grande place dans sa jeunesse, de 1978 à 1990[1].
Son idole n'est pas un chef. C'est le XV de France du Grand Chelem de 1977. Une quarantaine d'années plus tard, il rencontre plusieurs de ces joueurs lors d'un France-Galles, comme un gamin devant ses héros[1].
Le choix décisif
À 14 ans, il faut choisir. Le sport ou la cuisine ? Philippe Etchebest passe le concours du lycée hôtelier de Talence et le réussit. Il choisit les fourneaux, sans jamais renier le terrain[1][2].
Le rugby ne disparaît pas pour autant. En 1986, il est sélectionné pour la première fois en équipe première du CABBG, contre Brive. Plus tard, il passera à la boxe. Cette discipline de sportif, il l'emporte en cuisine : l'effort, le collectif, le respect de l'adversaire[1].
Les concours arrivent vite. Finaliste d'un championnat de France du dessert en 1982, vainqueur du concours amateur Exp'Hôtel en 1984, puis de sa version professionnelle en 1987. Le gamin du Chipiron prend de l'élan[1].
Quand on le regarde aujourd'hui gronder un restaurateur à la télévision, on pense parfois à un entraîneur dans un vestiaire. Ce n'est pas un hasard. Les deux mondes ont grandi ensemble, dans la même famille, à Bordeaux[1][2].
Sources
Chaque fait de cette page provient de ces sources. Chaque numéro dans le texte renvoie à la source dont il est tiré.