Origines
La buvette de sa mère, à Bourgoin-Jallieu
En bref
Né à Nevers en 1953, Guy Savoy grandit à Bourgoin-Jallieu. Sa mère y tient une petite buvette au bord de la route. C'est là, en l'aidant, qu'il découvre la cuisine.
Guy Savoy naît en 1953 à Nevers, dans la Nièvre. Gault&Millau ouvre sa chronologie par ces deux repères : une date, une ville[1].
Mais c'est ailleurs que tout se joue. À Bourgoin-Jallieu, en Isère, sa mère tient une petite buvette au bord de la route. Elle y cuisine des plats simples pour les voyageurs de passage[1].
La Buvette de l'Esplanade
Le guide Michelin donne son nom à cette maison : La Buvette de l'Esplanade. Il raconte que l'histoire de son grand restaurant parisien commence là, dans la cuisine familiale, quand il n'était qu'un garçon[2].
Le petit Guy aide sa mère. Il épluche, il observe, il goûte. Gault&Millau le raconte simplement : il commence par lui donner un coup de main en cuisine[1].
Le goût des choses simples
Ces plats de route, servis à des voyageurs pressés, sont sa première école. Le guide Michelin rappelle que le chef veut aujourd'hui encore rendre chaque jour hommage à la cuisine française[2].
Bien plus tard, l'Académie internationale de la gastronomie citera sa devise : la cuisine est l'art de transformer instantanément des produits chargés d'histoire en bonheur. L'idée est née dans une buvette[3].
En 2021, quand l'Académie internationale de la gastronomie lui remet son Grand Prix de l'art de la cuisine, son président, Jacques Mallard, salue aussi son choix des meilleurs producteurs et une cuisine précise et équilibrée, loin des modes[3].
Le guide Michelin, lui, cite deux plats signatures servis aujourd'hui à Paris : le suprême de volaille marbré au foie gras et à l'artichaut, vinaigrette truffée, et le homard cuit-cru sur le corail. Des assiettes très loin de la buvette, mais nées du même goût du produit[2].
Un produit du guide
Gault&Millau ajoute une anecdote. Guy Savoy se décrit souvent comme un produit du guide jaune, qui l'a suivi très tôt. Pourtant, le guide ne l'a jamais nommé cuisinier de l'année. Il l'a accueilli dans son Académie en 2020[1].
La route est longue entre la buvette de Bourgoin-Jallieu et la Monnaie de Paris. Elle passe d'abord par Roanne, chez les frères Troisgros[1].
Le gamin qui servait les voyageurs va devenir l'un des chefs les plus respectés du monde. Mais il n'oubliera jamais d'où il vient[2].
Sources
Chaque fait de cette page provient de ces sources. Chaque numéro dans le texte renvoie à la source dont il est tiré.