Chefs étoilés · Thierry Marx

Origines

De Ménilmontant au Liban, une jeunesse en zigzag

Thibault Van de Sompele Par Thibault Van de Sompele 2 min de lecture Publié

En bref

Né à Paris en 1962, Thierry Marx grandit à Ménilmontant. L'école ne veut pas de lui, les cuisines non plus. Il passe par les Compagnons du devoir, puis par l'armée et le Liban.

  • Thierry Marx naît en 1962 à Paris et grandit dans le quartier de Ménilmontant[1].
  • En échec scolaire, il entre chez les Compagnons du devoir à la fin des années 1970 pour obtenir un CAP de pâtissier[2].
  • Il s'engage dans l'armée à 18 ans[2].
  • En 1980, il est casque bleu au Liban, pendant la guerre civile[2].

Thierry Marx naît à Paris en 1962. Il grandit à Ménilmontant, un quartier populaire de l'est de la capitale. Gault&Millau ouvre son portrait par ce décor[1].

À l'école, ça ne marche pas. Europe 1 le dit sans détour : il est en échec scolaire. Et quand il frappe à la porte des cuisines de restaurants, on ne lui ouvre pas facilement non plus[2][1].

Les Compagnons du devoir

À la fin des années 1970, il trouve une autre porte : les Compagnons du devoir. Il y prépare un CAP de pâtissier. Gault&Millau précise qu'il obtient un CAP de pâtissier, chocolatier et glacier[2][1].

L'armée, puis le Liban

À 18 ans, il s'engage dans l'armée. Dans sa famille, on connaît l'uniforme : son grand-père, son oncle et son père ont servi. Il le raconte à Europe 1[2].

En 1980, il part au Liban comme casque bleu, en pleine guerre civile. Gault&Millau le décrit comme un soldat de la paix. L'expérience est très dure[2][1].

Pour un jeune homme d'une vingtaine d'années à peine, la guerre est un choc. Europe 1 rappelle que le conflit libanais dure de 1975 à 1990. Thierry Marx s'y retrouve plongé, très loin de Ménilmontant[2].

Repartir de zéro

Il en revient profondément marqué. Le retour a été dur, confie-t-il. Il doit reconstruire sa vie en France, en partant de rien[2].

Pour s'en sortir, il fait plusieurs métiers. Gault&Millau cite des emplois de vigile et de magasinier. Il reprend aussi le chemin des études, ce qui l'aide à se relever, selon Europe 1[1][2].

Puis la cuisine revient. Cette fois, il ne la lâchera plus. Le jeune homme de Ménilmontant a appris la discipline, la résistance et la valeur d'une seconde chance[2].

Cette idée de seconde chance deviendra le fil rouge de sa vie. Des années plus tard, il ouvrira des écoles pour ceux qui, comme lui, n'ont pas trouvé leur place du premier coup[1].

Sources

Chaque fait de cette page provient de ces sources. Chaque numéro dans le texte renvoie à la source dont il est tiré.

  1. Guide Gault&Millau: Thierry Marx, Chef chez Onor | Gault&Millau fr.gaultmillau.com · consulté le
  2. Presse Europe 1: La douloureuse expérience de la guerre au Liban du chef Thierry Marx · europe1.fr · consulté le