Prix
De Ledoyen à Pauillac, jusqu'au titre de cuisinier de l'année
En bref
Ledoyen, Taillevent, Robuchon, puis Nîmes et le Médoc : Thierry Marx gravit les échelons. En 2006, Gault&Millau le sacre cuisinier de l'année.
Revenu à la cuisine, Thierry Marx ne fait pas les choses à moitié. Il entre dans de très grandes maisons parisiennes : Ledoyen, Taillevent, Robuchon. Gault&Millau cite ces trois noms dans son portrait[1].
Pour un ancien soldat parti de rien, c'est une revanche. Il apprend la rigueur des grandes brigades et la précision de la haute cuisine[1][2].
Gault&Millau rappelle qu'il avait d'abord eu du mal à entrer dans les cuisines. Être accueilli dans ces maisons prestigieuses, c'est donc une victoire personnelle. Il a frappé longtemps à la porte avant qu'elle s'ouvre[1].
Nîmes, premier poste de chef
Il devient ensuite chef au Cheval Blanc, à Nîmes. C'est son premier vrai poste de chef, loin de Paris. Il y affirme une cuisine personnelle[1].
Le Médoc, terre d'envol
En 1996, il rejoint le Château Cordeillan-Bages, à Pauillac, au cœur des vignobles du Médoc. Gault&Millau inscrit cette date dans sa chronologie. Ce sera l'adresse qui le révèle[1].
Le château, au milieu des grands crus, devient sa maison pour de longues années. Le chef de Ménilmontant y construit, saison après saison, la cuisine qui fera son nom[1].
Grand de demain, puis cuisinier de l'année
En 1998, Gault&Millau le nomme Grand de demain, un titre qui distingue les talents prometteurs. Huit ans plus tard, en 2006, le guide va plus loin : il le sacre cuisinier de l'année[1].
Pour Thierry Marx, ces titres ont une saveur particulière. Ils viennent récompenser un parcours que personne n'aurait imaginé à Ménilmontant. Gault&Millau, qui l'avait repéré tôt, confirme son talent[1].
Gault&Millau explique que c'est après ce titre qu'il part pour le Mandarin Oriental, à Paris. La récompense ouvre une nouvelle étape, dans un grand hôtel de la capitale[1].
Aujourd'hui encore, le chef se présente comme un chef étoilé reconnu pour sa cuisine engagée. Les années du Médoc ont posé les bases de cette réputation[3].
Le gamin dont les cuisines ne voulaient pas est devenu l'un des chefs les plus en vue de France. Et Paris l'attend[1][2].
Sources
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